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Traduction assermentée

Traduction assermentée anglais → français

L'anglais est la langue où l'on se trompe le plus souvent de traduction — non pas de contenu, mais de nature : une « certified translation » obtenue à Londres ou à New York n'est pas une traduction assermentée au sens français, et elle est refusée.

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L'anglais est la langue où l'on se trompe le plus souvent de traduction — non pas de contenu, mais de nature : une « certified translation » obtenue à Londres ou à New York n'est pas une traduction assermentée au sens français, et elle est refusée.

« Certified translation » ne veut pas dire assermentée

Dans le monde anglophone, une traduction dite certifiée est accompagnée d'une déclaration du traducteur ou de son agence attestant l'exactitude du travail. C'est une auto-certification : personne d'extérieur n'a habilité qui que ce soit.

Le système français fonctionne autrement. La traduction doit être produite par un traducteur expert inscrit sur la liste d'une cour d'appel, désigné par une autorité judiciaire. C'est l'inscription qui fait foi, pas la déclaration.

Conséquence pratique : faire traduire aux États-Unis, au Royaume-Uni ou au Canada avant d'arriver en France revient presque toujours à payer deux fois. La traduction française se fait en France, ou par un traducteur inscrit en France.

Un document déjà en anglais doit quand même être traduit

C'est l'autre surprise fréquente. Le fait que vous compreniez votre document, et que l'agent du guichet le comprenne peut-être aussi, ne change rien : le français est la langue des démarches administratives en France, et le service qui reçoit votre dossier est fondé à exiger une version française.

La règle vaut pour tous les pays anglophones, y compris ceux dont les documents sont bilingues.

Des formats qui n'ont rien en commun

Un certificat de naissance britannique, un « birth certificate » d'un comté américain, un acte nigérian et un document canadien provincial ne se ressemblent pas : ni la même structure, ni les mêmes mentions, ni les mêmes autorités émettrices. Certains portent un numéro de registre, d'autres un sceau en relief, d'autres un filigrane.

La traduction restitue le document tel qu'il se présente, décrit les éléments non textuels — sceaux, tampons, filigranes, signatures — et ne cherche pas à le mettre au format français. Une traduction qui « normaliserait » un acte américain en acte français serait une reconstruction, pas une traduction.

L'apostille, et dans quel ordre

Pour la plupart des pays anglophones, une apostille peut être exigée selon la démarche. Elle est apposée par l'autorité compétente du pays émetteur — au Royaume-Uni par le ministère des Affaires étrangères, aux États-Unis par le Secretary of State de l'État concerné.

Elle se demande **avant** la traduction, parce qu'elle fait partie du document à traduire. Posée après, elle oblige à refaire la traduction. Vérifiez auprès du service destinataire si elle est requise : elle ne l'est pas toujours, et la demander pour rien coûte du temps.

Dans l'autre sens

Nous traduisons aussi du français vers l'anglais, pour un dossier déposé à l'étranger. Précisez alors le pays et l'organisme destinataire : les exigences de forme varient, et certaines administrations anglophones réclament une certification qui leur est propre, différente de l'assermentation française.

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Comment ça marche

  1. 1

    Photographiez votre document avec votre téléphone, ou déposez le PDF.

  2. 2

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  3. 3

    Un traducteur assermenté prend en charge votre dossier.

  4. 4

    Vous recevez la traduction en PDF et sur papier.

Foire Aux Questions

J'ai déjà fait traduire mon document à l'étranger, est-ce utilisable ?

Le plus souvent non. Une « certified translation » anglophone est une auto-certification du traducteur ; l'administration française attend une traduction produite par un traducteur inscrit sur la liste d'une cour d'appel. Il faut généralement refaire la traduction.

Mon document est déjà en anglais, la traduction est-elle obligatoire ?

Oui dès lors qu'une administration française vous la réclame : le français est la langue des démarches administratives en France, quelle que soit la langue d'origine.

Faut-il une apostille avant la traduction ?

L'apostille est apposée par l'autorité du pays qui a émis le document, avant la traduction. Si elle est exigée, faites-la poser d'abord : elle fait partie de ce qui doit être traduit.

Les sceaux en relief et les filigranes sont-ils restitués ?

Ils sont décrits dans la traduction, puisqu'ils ne sont pas du texte. Leur présence fait partie de ce qui atteste le document, et une traduction qui les passe sous silence est incomplète.

Un document canadien bilingue doit-il être traduit ?

Si la partie française est complète et officielle, souvent non. Demandez au service destinataire avant de commander : il n'y a aucun intérêt à vous vendre une pièce dont vous n'avez pas besoin.

Traduisez-vous aussi du français vers l'anglais ?

Oui, dans les deux sens. Précisez le pays et l'organisme de destination, car les exigences de forme varient et certaines administrations anglophones ont leur propre régime de certification.

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